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Signalisation maritime
 

Evolution technologique.

Évolution technologique des phares

Feu : Avant le XIIIème siècle, l’allumage des phares se fait encore par un feu de bois au point culminant du phare. Cela demande de grande quantité de bois (jusqu’à 700 kg de bois par nuit sur le phare de Chassiron à Oléron) et une logistique compliquée. On ne les allume donc pas constamment, la plupart du temps lors d’approche d’un navire.

Huile : c’est en 1770 que la première lampe à huile est installée avec un déflecteur en cuivre argenté sur le phare de Sète. Cinq ans plus tard une quinzaine de phares sont équipés. Cette opération est insufflée par la compagnie Tourville Sangrain qui a la concession des phares en France.
En 1791 le phare de Cordouan devient le phare à la plus longue portée en s’équipant de douze miroirs paraboliques de plus de 80 cm selon les spécifications de Borda et construit par Étienne Le Noir.
En 1792 les phares passent au Ministère de la Marine puis en 1811 au Ministère de l’Intérieur avec deux ans plus tard la création d’une commission permanente dirigée par François Arago, secondé par Augustin Fresnel. Ensemble ils vont mettre en place les lampes à huiles à bec à mèches concentriques avec huile sous pression qui augmentent encore la portée des phares.

La lentille de Fresnel : Augustin Fresnel veut aller plus loin dans la portée des phare en optimisant les puissances utilisées à ce moment. Il met en place un système de lentilles (1822) puis de prismes (1843) qui écrasent la lumière et la concentre pour augmenter la portée. C’est le phare de Cordouan qui assure le rôle de site pilote avec succès.

Électricité : l’électrification des phares commence en Angleterre à la moitié du XIXème siècle au phare de South Foreland. C’est en 1863 que le premier phare français, le phare sud de la Hève, accède à cette technologie.
L’augmentation de puissance acquise par les phares oblige certains à être surélevés afin d’en profiter au maximum.
Au début du XXème siècle la moitié des phares électrifiés sont en France, leader sur cette technologie sous l’impulsion de l’ingénieur Léon Bourdelle.
L’électricité a accompagné avec elle l’électronique dans la deuxième moitié du XXème siècle permettant ainsi une automatisation des phares, notamment en mer, difficiles d’accès.

LED : Les LED (Light Emitting Diode) est un composant électronique permettant d’émettre une lumière lorsqu’il est parcouru par un courant électrique. Ce dispositif permettra d’émettre à la même puissance qu’avec les lampes à incandescence mais avec une puissance nominale moindre. Ainsi les phares pourront être alimentés par panneaux solaires ou groupe électrogène avec une consommation raisonnable.

Évolution technologique des bouées

Acier : Les bouées sont composées d’une partie passive et d’une partie active. La partie passive est le corps de la bouée, il permet sa flottabilité et son intégrité. Elles sont jusqu’au début des années 2000 en acier. La partie active est composée d’une source d’énergie (batterie ou panneau solaire), et d’un dispositif d’émission lumineuse (lampe ou LED).

BNG : Dans le courant des années 2000, les services de l’État lance un programme de bouée dite de nouvelle génération avec un corps en polyéthylène. Cette bouée serait en plusieurs parties qui éviterait des réparations sur l’ensemble de la bouée. Ce programme encore en étude, permettrait de réduire les couts d’entretien à long terme.

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